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Le château de Rambouillet, ancienne résidence royale devenue résidence présidentielle depuis 1896, est situé dans un parc de 100 hectares au sein de la forêt de Rambouillet.
Sa construction a commencé en 1375, reçut Rabelais, médecin du roi, et François Ier, qui aimait y chasser. Le 31 mars 1547, il y mourut dans la tour du château qui a gardé depuis son nom. Propriété des d'Angennes, de Joseph Fleuriau d'Armenonville, garde des sceaux de France, du comte de Toulouse, fils naturel légitimé de Louis XIV et de Madame de Montespan, puis de son fils le duc de Penthièvre, il fut acquis par Louis XVI qui fit construire dans le parc la laiterie de la Reine pour essayer (en vain) d'y intéresser Marie-Antoinette.
Après la révolution, Napoléon la fit restaurer. Il y passa sa dernière nuit avant de partir pour Sainte Hélène. C'est là que Charles X, fuyant Paris à la suite de l'insurrection dite des « Trois Glorieuses », vient se réfugier avec la plus grande partie de sa famille le 31 juillet 1830. Deux jours plus tard, le roi, de même que le Dauphin, abdiqua en faveur du duc de Bordeaux. C'est le Président Félix Faure qui fit de Rambouillet sa résidence d'été en 1896. Depuis, Rambouillet reste l'une des résidences du Président de la République, surtout utilisée pour des conférences internationales (comme le G6, en 1975), réception de chefs d'État étrangers, etc.
Rambouillet
La laiterie de la Reine fut construite en 1785 à la demande de Louis XVI pour Marie-Antoinette, de façon à lui faire aimer Rambouillet en lui rappelant le Petit Trianon de Versailles. Plus tard, la laiterie fut réaménagée par Napoléon.
Édifiée par l'architecte Thévenin, c'est l'une des plus importantes fabriques de jardin du XVIIIe siècle. La laiterie comprend une salle ronde surmontée d'une coupole qui ouvre sur une grotte abritant une statue de la nymphe Amalthée avec une chèvre due à Pierre Julien (1787), plusieurs médaillons et deux bas-reliefs.
Rambouillet
Après avoir acquis le château, Louis XVI y crée en 1785 la « grande ferme » expérimentale, où sont installés un troupeau de Mérinos acheté au roi d'Espagne Charles III et ancêtre de la race des Mérinos de Rambouillet. Par la suite, des vaches suisses, des moutons d'Afrique, des chèvres angora et des mouflons. Napoléon Bonaparte fit à son tour venir des buffles d'Italie et des chevaux de races belges, normandes et arabes. À cela s'ajoute 275 hectares de cultures et de prairies destinées à des expériences agronomiques dans le domaine des chasses.
Une école des bergers est également ouverte en 1794, devenue en 1939 l'école nationale d'élevage ovin.
Aujourd'hui, l'ancienne bergerie royale est devenue une bergerie nationale qui, outre des moutons, accueille un troupeau de 55 vaches laitières, 30 vaches à viande, des chevaux de trait, des poules pondeuses, des volailles de chairs, des chèvres, des cochons (porcs Blancs de l'Ouest), des lapins. Un circuit de visite permet d'approcher tous ces animaux. Des manifestations sont organisées tout au long de l'année, dont le Festival des Arts de la Laine, qui se déroule les 29 et 30 mars cette année 2008. Au programme, tonte du mouton mérinos mais aussi exposition/vente d'objets et vêtements en laine de mouton. L'établissement comporte également un petit "musée du mouton".
La chaumière aux coquillages fut édifiée vers 1770-1780 par Claude-Martin Goupy, architecte du duc de Penthièvre, pour la belle-fille de ce dernier, la princesse de Lamballe.
Elle est révélatrice de l'engouement pour le pittoresque campagnard qui se développe à partir de 1760 et dont attestera également le hameau de la Reine à Versailles (construit entre 1783 et 1787). D'extérieur, cette construction ressemble à une chaumière, et elle est de nouveau , comme à l'origine, couverte en chaume, mais l'intérieur est très richement décoré (marbre, coquillages, nacre).
Réalisé sur une hauteur escarpée du parc dite « du Coudray », l'Ermitage correspond également à un exercice quasi-obligé dans les parcs à l'anglaise de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Il date, comme la chaumière aux coquillages, de la campagne de travaux effectuée vers 1770-1780 par Claude-Martin Goupy pour le duc de Penthièvre. Beaucoup plus vaste que la plupart des ermitages contemporains, il comprend plusieurs pièces dont une chapelle. Endommagé par un incendie en 1977, il est en cours de restauration (2005).